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Le régulateur potentiel du monde
08-11-2005

 

 

 

Lorsqu’il s’agit d’utiliser des données scientifiques afin d’établir des politiques non scientifiques, l’Europe est un leader mondial. C’est là un danger pour l’économie planétaire, car l’Europe tente d’influencer le monde entier afin qu’il suive ses idéaux. Le plus récent des cas est celui de l’amiante.

 

À l’occasion d’une conférence de cinq jours donnée à Lyon, et qui débute le 8 novembre, le Centre international de recherche sur le cancer des Nations-Unies (CIRC) révisera une étude faite sur les produits synthétiques de substituts au chrysotile afin de déterminer s’ils sont plus sécuritaires que le chrysotile lui-même. On espère que ces données scientifiques seront aussi récentes que celles publiées sur le chrysotile. Les représentants du CIRC ont dit que la «plus récente» étude de l’Organisation mondiale de la santé sur le chrysotile (presque vieille de dix ans) sera suffisante. Les représentants de l’industrie du chrysotile, notamment, ont déclaré posséder des nouvelles données démontrant que le chrysotile ne perdurait pas dans les poumons, donc ne causait pas de mésothéliome, contrairement aux amphiboles. Toutefois, ces gens n’ont eu que 15 minutes pour expliquer leur point de vue. Les raisons pour lesquelles l’Europe veut bannir le chrysotile sont encore nébuleuses – en d’autres mots, forçant le reste du monde à la suivre dans ses décisions, dans ses standards. Nous avons assisté à une présentation ayant pour thème la nouvelle étude sur le chrysotile; malgré le fait que nous ne soyons pas des scientifiques, l’étude semble suffisamment solide pour mériter une analyse en profondeur avant qu’une industrie entière soit mise K.O.. Ces récentes données devraient être utilisées pour conclure d’une nouvelle évaluation neutre. Ou peut-être est-ce que, simplement, les Européens et les bureaucrates internationaux utilisent seulement leur «principe de précaution» chéri pour se protéger d’entendre des informations qui pourraient changer leur décision prédéterminée?

 

SOURCE: Wall Street Journal Online, November 7, 2005. WSJ.com - The World’s Would-Be Regulator.