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Wall Street Journal [Sept 18, 2006] - La nouvelle alliée du ddt
28-09-2006

 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé vendredi qu’elle entamera la promotion active de l’utilisation du pesticide DDT dans le but de lutter contre le paludisme dans les pays en voie de développement.

Croyez-vous aux miracles?

 

Un progrès dans la lutte des Nations Unies contre le paludisme.

 

Le paludisme est, parmi les femmes enceintes et les enfants en Afrique, la cause première de mortalité, en plus de faire partie des causes les plus courantes de décès en Asie et en Amérique du Sud. Le DDT est considéré depuis longtemps comme la solution la moins coûteuse et la plus efficace pour contenir cette maladie, qui se propage par les moustiques infectés. Mais les organismes de santé des Nations Unies, entre autres, ont proscrit pendant plusieurs dizaines d’années l’usage du DDT sous la pression des écologistes opposés aux pesticides. Suite aux dizaines de millions de décès causés par le paludisme qui auraient pu être évités, la prise de conscience de l’OMS est rassurante.

 

Le directeur du service antipaludisme de l’OMS, Arata Kochi, a déclaré aux journalistes que « la pulvérisation intérieure à effet rémanent constitue un des meilleurs outils que nous possédons afin de lutter contre le paludisme. Sur la douzaine d’insecticides jugés sans danger par l’OMS pour la pulvérisation dans les habitations, le plus efficace est le DDT ». Il a également déclaré : « Nous devons adopter une position fondée sur le science et les données ».

 

M. Kochi possède une honnêteté intellectuelle qui mérite des éloges et qui est bien trop rare parmi les agents de santé publique concernés par ce débat. Pendant des décennies, la science et les données empiriques relatives à l’efficacité du DDT ont été dénaturées ou étouffées. Néanmoins, et nonobstant les déclarations alarmantes de Rachel Carson, il n’existe aucun élément de preuve indiquant que l’usage du DDT en quantité nécessaire à l’extermination des moustiques impaludés soit néfaste à l’être humain, à la faune ou à l’environnement. Point à la ligne.

 

Il existe par contre de nombreuses preuves, provenant des États-unis, d’Europe et jusqu’en Australie, au Sri Lanka ainsi qu’au Brésil, qui révèlent que la pulvérisation de DDT reste l’intervention la plus fructueuse. Selon Pierre Guillet, un autre agent de l’OMS présent à la conférence de presse de vendredi, l’Afrique du Sud a temporairement interrompu l’usage du DDT en 1996 suite à l’opposition des partis verts à cette pratique, et non en raison de son inefficacité. Le paludisme prélève un lourd tribut sur l’économie des pays touchés en décourageant les investissements étrangers en plus de paralyser la productivité de la population. Ces alarmistes opposés au DDT contribuent donc à l’appauvrissement de ceux dont ils n’entraînent pas la mort. La tentative des partis verts bien nantis de priver les êtres humains les plus pauvres de la planète de l’outil employé par les pays riches pour éradiquer cette maladie tient du surréalisme, ou pire encore.

 

Même si la décision de l’OMS n’entraîne aucun changement aux lignes de pensée des partis verts, son sceau d’approbation envers l’usage des pesticides est important dans le monde de la santé publique. D’autres organismes, de la Banque mondiale pour l’aide au développement international à Médecins sans frontières, se tournent vers l’OMS en vue d’obtenir des conseils et vont probablement réévaluer leurs propres lignes directrices. Ce sont les États-Unis qui généralement subventionnent le plus ces organismes internationaux, et les récents efforts des sénateurs républicains Sam Brownback du Kansas et Tom Coburn de l’Oklahoma, qui ont réclamé une intervention au DDT ainsi qu’une attribution plus judicieuse de l’aide financière en général, ont sans aucun doute influencé la décision de l’OMS.

 

La pulvérisation d’insecticide ne suffira pas à vaincre le paludisme, et les partisans du DDT en sont conscients. Mais en protégeant la vie et la santé des êtres humains, le DDT peut contribuer à réunir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de la seule solution durable, à savoir le développement et la croissance économique. Que même un organisme de santé des Nations Unies l’ait réalisé est encourageant.