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L’EXPOSITION À L’AMIANTE : RISQUÉE?
06-12-2007
Téléchargez la page couverture [.PDF 30Kb] (anglais seulement)

Résumé 

Traduction de l'Institut du chrysotile
Télécharger le résumé original en anglais : ACSH 2007 Asbestos Exposure How Risky Is It_summary [.doc 27ko]

 

L’exposition aux fibres d’amiante et les risques et dangers qui y sont liés font l’objet d’examens et de débats depuis de nombreuses années. Les données chez l’humain laissent croire à la présence d’un lien entre l’exposition à l’amiante et l’amiantose, le cancer du poumon et le mésothéliome, bien que dans certains cas le manque d’uniformité des renseignements sur le type, la taille et la concentration des fibres ainsi que sur la durée de l’exposition ne nous permette pas d’établir une relation de cause à effet entre l’exposition et la maladie. Alors que l’incertitude demeure quant à notre capacité de quantifier de façon uniforme et précise les risques que représente l’amiante pour l’humain, des progrès ont été accomplis en matière de caractérisation des facteurs clés, à savoir les dangers et l’exposition, facteurs qui constituent des points critiques en ce qui touche l’évaluation des risques pour la santé.

 

Étant donné que l’amiante est un matériau naturel, nous serons toujours en présence d’un certain fond géochimique ou d’une exposition ambiante pour l’humain. Malgré la diminution des applications minières et commerciales dans certaines parties de la planète, l’amiante a encore aujourd’hui des applications commerciales et, par conséquent, il s’agit là de sources qui présentent un potentiel d’exposition. Les amiantes chrysotile et amphibole sont les types d’amiante les plus fréquemment utilisés, et ils sont donc évalués de façon empirique; il ne reste guère de doutes quant à leurs différences en matière de toxicité et de potentiel de propagation de maladies. Cet élément a été démontré chez les modèles animaux, qui semblent eux aussi refléter la situation humaine.

 

Le progrès en ce qui touche de nombreux enjeux a permis d’en arriver à un consensus scientifique sur ce qui suit : (1) les fibres amphiboles (habituellement un peu plus longues et fines) représentent un facteur de risque plus important pour la manifestation du mésothéliome et, à un moindre degré, du cancer des poumons, que les fibres chrysotile (habituellement plus courtes et plus larges); (2) les fibres longues et fines sont plus pathogènes et, pour ce qui est de la taille, il semblerait qu’il y ait des seuils en deçà desquels les fibres d’amiante ne présentent aucun danger; et (3) les études sur les animaux où de fortes concentrations d’exposition ont provoqué la surcharge des poumons ne sont pas considérées comme pertinentes pour l’humain.

 

L’analyse des études épidémiologiques confirme certaines tendances communes, notamment : (1) dans le cas des expositions professionnelles, les éléments de preuve n’établissent pas de façon uniforme la relation de cause à effet entre l’exposition à l’amiante et l’apparition de la pneumopathie; certaines études attestent la présence de relations associatives tandis que d’autres ne démontrent aucun lien entre l’exposition et l’apparition de la maladie; et (2) contrairement à ce qu’on croyait, il semble que le chrysotile seul, non contaminé par d’autres types de fibres, plus particulièrement par les amphiboles, ne constitue pas un facteur de risque pour le mésothéliome.

 

Les progrès dans la méthodologie d’évaluation des risques et les techniques d’analyse, sans oublier la réévaluation des données connues, montrent que l’approche actuelle de l’Environmental Protection Agency (EPA) en matière d’évaluation des risques de l’amiante n’est pas au diapason du consensus scientifique ayant cours, plus particulièrement en ce qui touche les fibres de chrysotile. Dans les dernières années, de nouvelles connaissances ont été révélées quant à la manière de déterminer avec plus de précision et de façon quantitative les risques liés à l’amiante. Par conséquent, l’adoption de ces méthodes par les organismes de réglementation, y compris par l’EPA, repose sur des fondements scientifiques. Bien que les expositions professionnelles à l’amiante existent toujours et devraient être surveillées avec vigilance, il semble qu’on ne dispose d’aucune preuve scientifique probante selon laquelle l’exposition ambiante à l’amiante chrysotile présente un risque important pour la santé.