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Communiqué de presse - Preuves à l’appui, le chrysotile québécois a droit à un traitement juste et équitable
04-10-2004

Pour l'Institut, le chrysotile québécois est non seulement victime de l'héritage laissé par une mauvaise utilisation des fibres de différents types d'amiante, dont les amphiboles, dans le passé, mais aussi victime des pressions des multinationales produisant les fibres de remplacement ainsi que la propagande du secrétariat de Ban Asbestos international et de ses alliés, qui visent clairement le bannissement global du chrysotile.  De plus en plus de scientifiques soulèvent des craintes quant aux effets nocifs possibles des fibres de remplacement sur la santé.  Il devient évident que le fardeau de la preuve doit maintenant se déplacer du côté des fibres de substitution qu'on retrouve sur le marché.


Il est à souhaiter que l'Union européenne se rende à l'évidence que sa décision de bannir le chrysotile n'est pas scientifiquement bien fondée et qu'elle ait le courage de l'admettre et de revoir sa position en raison d'études récentes et percutantes qui l'invitent à le faire.


Fort des résultats d'études sur le chrysotile, l'Institut agit principalement sur les plans suivants :



     
  • fait connaître les résultats de ces études auprès d'instances internationales ;
     
  • exige des études approfondies sur les fibres industrielles de remplacement ;
     
  • demande d'étendre à l'ensemble des fibres respirables toutes les réglementations qui s'appliquent au chrysotile ;
     
  • incite les autorités canadiennes et québécoises à examiner sérieusement les résultats de ces études et, à la lumière de ces résultats, à consolider la mise en œuvre de la politique sur le chrysotile rendue publique à l'été 2002 ;
     
  • invite divers intervenants à accroître leur consommation du chrysotile en favorisant certains usages tels que le papier permanent (par exemple pour les passeports et les documents d'actes civils), l'asphalte-chrysotile, les poteaux hydroélectriques, les tuiles de toit, etc.

L'approche globale de l'Institut du chrysotile a toujours été celle de la prévention et de l'usage responsable. Qu'il s'agisse de travailler avec le chrysotile, de gérer les erreurs du passé liées aux amphiboles (bannies depuis plus de 20 ans) ou de manipuler des produits de remplacement, il faut sensibiliser le monde entier à l'importance de l'utilisation sécuritaire et responsable, car bannir ne règle rien.


Pour Clément Godbout, président de l'Institut, il est essentiel que l'on continue de gérer de façon responsable les problèmes du passé (flocages, amphiboles)  et que l'on s'assure de protéger la santé et l'intégrité physique de tous les travailleurs et travailleuses, surtout ceux de la construction, qui sont aux prises avec des problèmes spécifiques à ce type d'industrie.  Il souhaite que des mesures soient mises en place pour l'instauration d'un système de certification des entrepreneurs qui ont à gérer des travaux reliés à tous les types d'amiante ou autres fibres qu'on retrouve souvent lors de la rénovation, la réparation ou la démolition des vieux édifices.


Le président de l'Institut tient à saluer la décision prise par de nombreux pays producteurs et utilisateurs de chrysotile, dont le Canada, de ne pas inclure le chrysotile à la procédure PIC de la Convention de Rotterdam.  Il est de première importance de souligner que la Russie, l'Ukraine, le Kazakhstan, le Kurdistan, l'Indonésie, le Zimbabwe, la Colombie, le Mexique, l'Iran, le Ghana, l'Inde, la Chine et le Canada ont indiqué leur vive opposition.  Et de plus, par leur abstention, les grands pays comme les États-Unis et le Brésil ont refusé d'appuyer la proposition de l'Europe et du Chili.  Il est quand même extraordinaire de noter que dans bien des médias la propagande anti-chrysotile accusant le Canada comme étant l'unique " responsable " de la décision a pris tant d'espace.  " La vérité a tout de même ses droits et je profite de l'occasion qui m'est donnée aujourd'hui pour le mentionner et remettre les pendules à l'heure à ce sujet ", d'ajouter Clément Godbout.


" En terminant, je voudrais au nom du conseil d'administration de l'Institut du chrysotile, qui est composé de représentants de l'industrie et des syndicats et d'observateurs des deux niveaux de gouvernement, remercier les gouvernements du Canada et du Québec pour l'appui qu'ils apportent depuis de nombreuses années à l'Institut du chrysotile.  Aujourd'hui plus particulièrement, je désire remercier le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, monsieur Sam Hamad, pour la contribution que le gouvernement du Québec apporte aux activités de l'Institut et apportera pour les trois prochaines années.  Il s'agit là d'une démonstration évidente de la volonté du gouvernement du Québec de continuer à promouvoir la politique de l'usage responsable et sécuritaire du chrysotile, ici et ailleurs dans le monde, et ainsi supporter l'industrie et les populations d'Asbestos et de Thetford Mines. "


Créé en 1984, l'Institut de chrysotile est un organisme privé mis sur pied par les entreprises, les syndicats et les gouvernements du Canada et du Québec. Son rôle est de favoriser l'adoption et la mise en vigueur de règlements, de normes, de méthodes de travail et de techniques appropriés à l'utilisation sécuritaire et responsable du chrysotile, tant au Canada qu'à l'étranger.




Pour information : Clément Godbout, porte-parole - Tél. : (514) 877-9797
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