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L’amiante sur la liste des cancérigènes
Des scientifiques rétablissent les faits

Le 1er décembre 2006, le magazine Indoor and Built Environment a accepté comme publication scientifique le texte suivant qui a été publié le 16 février 2007. Signé par sept scientifiques, il s’agit d’un des rares documents publié qui critique la façon dont le Centre international sur la recherche du cancer (IARC) procède à l’évaluation des risques concernant l’amiante. Il mérite une lecture attentive.

«Méconnaissance et mauvais usage de la “Classification des substances cancérogènes » du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC-IARC) : le cas de l’amiante

David Bernsteina
Allen Gibbsb
Fred Pooleyc
Arthur Langerd
Ken Donaldsone
John Hoskinsf
Jacques Dunnigang

Genève, Suisse
Département d’histopathologie, Collège de médecine de l’Université de Galles, Cardiff, Royaume Uni
Université Cardiff, Cardiff, Royaume Uni
École d’études supérieures et centre universitaire de la Ville de New York, NY USA
École de médecine, Université d’Édimbourg, Édimbourg, Royaume Uni
Haslemere, Royaume Uni
Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Ouébec, Canada

Sommaire
Dans le cadre de ses travaux sur le cancer humain, le Centre International de Recherche sur le Cancer a mis en place un programme qui évalue le niveau de risque cancérogène pour l’humain de différentes substances chimiques. Les données ainsi recueillies fournissent une quantité considérable d’information sur le niveau de risque de substances identifiées comme étant cancérogènes. Cependant, cette information est très peu utilisée dans le système de classification du CIRC, même si on emploie le mot « risque » dans le titre et le texte des monographies. Conséquemment, certains gouvernements et groupes de pression utilisent l’identification de substance dangereuse afin de promouvoir le bannissement de certains agents sans avoir préalablement effectué une évaluation du niveau de risque. La confusion liée à l’utilisation sans discernement des termes « danger » et « risque » fait en sorte que les données sur le danger potentiel sont souvent présentées sous un faux jour comme étant des données sur le risque. Une réaction courante des gouvernements est d’établir des politiques réglementaires extrêmes sur la base du principe de précaution. Malheureusement, le fait de bannir des substances en fonction d’un danger potentiel a pour effet de priver les communautés de certains bénéfices importants et de nuire à certains efforts de développement durable. La meilleure illustration de cette confusion se trouve dans le cas des différents minéraux connus sous l’appellation d’amiante. Les preuves scientifiques différencient clairement les niveaux de risque du chrysotile et de l’amiante amphibole, bien que la classification actuelle du CIRC ne fasse aucunement mention de cette distinction; cela, en dépit du fait que l’amiante amphibole soit considérablement plus pathogène que le chrysotile lorsqu’il est employé de la même manière. Une quantité massive de preuves scientifiques indique que le chrysotile peut être utilisé de façon sécuritaire et qu’une telle utilisation comporte un faible niveau de risque. Les produits de ciment tels que les conduits d’eau et les panneaux pour la construction résidentielle sont versatiles et fabriqués à un coût abordable pour les pays en voie de développement. Ainsi, l’absence de ces produits sur le marché aurait pour effet de coûter des vies plutôt que d’en sauver.

(Notre traduction)
Source : Indoor Built Environment, Opinion Paper, 2007; 16; 94-298, accepté le 1er décembre, 2006
2007 Sage Publications DOI : 10.1177/1420326x06076258.
Accessible sur internet : http://ibe.sagepub.com


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